|
Il
semblerait que d'étranges négociations se déroulent
au cur des ténèbres...Avec le satelliite, il n'y a
plus de frontières... ni de lois.
|
|
Alors
que tous les hommes d'affaires sont préoccupés par leurs
besoins naturels, les Majestés attendent. Elles en profitent pour
s'avouer leurs réels sentiments mais sont interrompues par le retour
soudain de leurs subordonnés.
|
|

LA BONNE CONSCIENCE Allo ? Ah, cest toi Ronald ? Pardon,
je voulais le FMI, et je tombe chez toi, cest trop drôle,
excuses, oui, à un de ces jours
(il recompose un numéro)
Ces portables
! Pourvu que ce ne soit pas la Banque Mondiale maintenant
Johnny
? Cest moi. Bruxelles. Cest rapport au Maréchal. Non,
son barrage, cest réglé, les Belges filent le fric.
Cest pour sa ligne de crédit. Je ne sais pas, un nouveau
palais, un nouveau bateau, un diplôme pour un neveu
Non, non,
tu sais quil est réglo, pas de danger quil claque un
centime en hôpitaux ou en écoles
Et puis, il nous a
bien aidés, non ? Ça mérite un petit cadeau ! Jaccorde
? Ok! Je te laisse, jai un Rwandais dans les pattes.
|
 |

.../... LE MARECHAL Eh bien, messieurs, nous avons failli attendre.
Où étiez-vous?
LE ROI A LUNETTES Oui, où étiez-vous ?
EXCELLENCE Une petite réunion informelle pour préparer
le travail
LE MARECHAL Vos conclusions, messieurs ?
LE ROI A LUNETTES Oui, vos conclusions ?
Commence
une danse d' initiés.
EXCELLENCE Tout se présente très bien ! (au Maréchal)
Nous finançons votre barrage
(au Roi) dans le cadre
de nos missions de coopération.
|
 |

La Bonne Conscience rengaine, pendant quarrive Kitukwa.
KITUKWA Le Seigneur soit avec vous, monsieur le représentant
LA BONNE CONSCIENCE Combien ?
|
M. DE SMET, au Maréchal
Nous équipons votre barrage
(au Roi) dans le
cadre de laide à nos entreprises.
LA BONNE CONSCIENCE, au Maréchal Nous augmentons votre crédit
(au Roi) dans le cadre de laide aux pays en difficulté.
|
 |
|
KITUKWA
Oh, monsieur le représentant
LA BONNE CONSCIENCE, la main crispée sur le ventre
Combien, nom de dieu ! Je suis pressé
KITUKWA Si vous men priez
Dix ?
LA BONNE CONSCIENCE, toujours la main au ventre Cinq, et
pas un de plus; et ça vous fera du 20 %, parce que cest vous,
mais plus de cultures inutiles. Je ne veux plus voir que du thé
sur ces collines, vous mentendez ? Du thé ! Du thé
très fort, très sucré, rien de tel contre la diahrrée
! Je vous lâche avant de tout lâcher. A force de missions
tropicales, comprenez
Il part en courant et croise Gemba, en abacost.
GEMBA, désignant la Bonne Conscience Le stress ?
KITUKWA Non, la tourista.
GEMBA Alors, vous avez le pognon ?
KITUKWA Grâce à la tourista, le Seigneur soit loué
!.../...
D'autres hommes proposent d'autres affaires... Dans le fond de scène,
le Journaliste
et de son fidèle assistant Sambo
captent toutes ces conversations à l'aide de son antenne parabolique
|
LE GLAIVE,
à Gemba Nous vous vendons les mines
(à M.
De Smet) dans le cadre du coup de fil de votre frère.
GEMBA, à Kitukwa Nous vous revendons les mines
(au Maréchal) dans le cadre du sou-tien aux régimes
amis.
KITUKWA, à M. De Smet Nous vous achetons tout, sauf du thé
(à la Bonne Conscience) dans le cadre de votre régime.
MPEIA, dépitée, à elle-même Et nous
nous débrouillons
(aux autres) dans le cadre de vos
décisions.
EXCELLENCE Bref, tout le monde est content !
LE MARECHAL Voilà qui semble parfait !
LE ROI A LUNETTES Oui, parfait !
Les
voici subitement repris de violents maux de ventre, les protagonistes
s'encourrent se soulager. Le journaliste (que l'on reconnaît comme
Philippe
De Dieuleveult) et Sambo capte d'autres informations, ce qui justifiera
leur élimination.
Ainsi donc, le journaliste disparaîtra à l'acte 6, pendant
que Madame De Smet regardera une émission de son idole à
la télévision.
|