| les
réactions ne se font pas attendre |
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La
communauté belge sur place se sent-elle trahie ou sont-ce nos
partenaires qui auraient perdu la boule ? Ainsi on a pu entendre ou
lire (dans de croustillantes lettres) des réactions comme: |
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"A quoi cela sert-il de venir raconter tout haut ce que tout le monde
sait déjà ?" |
![]() Hotel Memling en 1960. Aujourd'hui encore, la plupart des expats y "descendent". |
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Pour
nous, les réponses sont incluses dans la façon de poser
les questions. Nous comprenons bien que des individus (ou leur descendants
directs ou indirects) qui ont participé à la colonisation
(dont certains vivent encore dans la nostagie bien compréhensible
du pouvoir perdu) prennent très mal les analyses de schémas
que nous leur proposons. Il est vrai que les intentions personnelles ne
sont que très rarement mal-intentionnées, mais c'est bien
là le problème: pour quelqu'un qui vit là-bas, il
lui est quasi impossible de se rendre compte du scénario dans lequel
il joue. Mais il est un fait certain: aujourd'hui encore, la plupart des
européens qui vivent à Kin le font dans une sorte de cocon.
Depuis l'appartheid réel (et jamais avoué) de la fin des
années 50, la barrière a certes disparu mais la situation
reste sensiblement le même. Il est donc tout a fait "normal"
de rencontrer des Blancs qui ne s'aventurent jamais dans les cités,
de crainte de... De quoi ? |
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