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La pièce "Bruxelles, ville
d'Afrique" expose les aspects cachés de l'histoire coloniale
du Congo.
La salle du centre culturel le "Zoo" a accueilli un monde inhabituel
le lundi 28 février dernier à l'occasion de la pièce
"Bruxelles, ville d'Afrique". Les comédiens du Groupe
Kuru de Belgique se sont associés aux comédiens de Kinshasa
pour dévoiler la pièce. "Bruxelles, ville d'Afrique"
expose les aspects cachés de l'histoire coloniale du Congo depuis
1885 jusqu'à 1960, tout en établissant des parallélismes
avec la Deuxième République.
L'histoire enseignée aux jeunes Congolais ne retrace pas correctement
toutes les réalités du règne des Belges au Congo.
Tout paraît beau quand on lit toutes les pages écrites sur
le Congo.
Cependant, le public qui a assisté au spectacle, a découvert
que des bâtisses, des jolis parcs, des avenues qui embellissent
la capitale belge ont été construits avec l'argent du Congo.
Le Roi des Belges n'a pas seulement coupé des mains des ouvriers
des champs de caoutchouc, mais a géré ce vaste territoire
comme sa propre poche. Il a utilisé toutes les manuvres pour
maintenir les Congolais à l'état des fidèles esclaves.
Quand le Congo est devenu un Etat indépendant en 1908, les Belges
ont utilisé les mêmes méthodes dilatoires pour mater
les Congolais. Ils ont tué, pillé, volé, violé
à loisir. Ils se sont enrichis en appauvrissant la population congolaise.
Ils ont utilisé l'évangélisation pour mieux endormir
les colonisés. Ils ont divisé des peuples pour mieux régner.
Les Congolais qui ont succédé aux Belges, après l'indépendance,
ont appliqué les mêmes méthodes pour se maintenir
au pouvoir. Mobutu comme Léopold II se sont enrichis en paupérisant
les peuples.
Le spectacle est très pathétique, tragique et laisse les
spectateurs abattus à voir les atrocités qu'ont connues
nos pères. Ils ont acquis l'indépendance au prix de leur
sang.
Le spectacle est une page d'histoire qui fait découvrir au public
les aspects cachés du règne des Belges. Il est riche en
illustration. Il bénéficie d'un apport technique important.
La régie son et lumière a bien fonctionné.
Les comédiens belges et congolais jouent en harmonie, de manière
coordonnée et dans une entente parfaite. Le jeu est impeccable,
bien que le texte soit abondant et parfois lourd. Il y a une partie du
texte qui n'est pas jouée que les comédiens content sur
scène.
Ferdinand KATO pour Forum (RDC)
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