Le
3ème spectacle de l'Ecole Supérieure des Arts du Cirque,
1913 est un spectacle nourri de rencontres. De liens aussi, qui se tissent
entre des acrobates et des musiciens, entre un espace et son public.
Territoire d'équilibres, l'Académie est un carrefour pour
de multiples démarches artistiques et cette subtile cohabitation
de disciplines séculaires permet aujourd'hui la plus passionnante
des fusions.
Et si c'est justement ce lieu exceptionnel qui dicte, par sa verticalité
et son ampleur, l'organisation du spectacle, c'est bien le spectateur
qui construit au travers de sa perception musicale et spatiale sa propre
succession d'univers.
A la rigueur des lignes architecturales répondent celles des
portées et des corps, capables de tracer dans l'aire de jeu structurée
par la lumière les images les plus singulières. Trois
cercles rouges posés au sol retiennent ou libèrent d'étranges
créatures, comme autant de fantômes échappés
de théâtres oubliés, créatures de chairs
et de sang, incitations vivantes à faire partager le plaisir
d'une certaine symétrie par la répétition de leurs
actes.
Gestes et postures, immenses ou minuscules, s'accordent au rythme de
l'édifice et orientent le regard et les souvenirs. Le compte
à rebours commence
1913