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J'ai
passé le concours d'entrée à l'Insas à 18
ans. Je voulais y suivre une formation de réalisation. A cette
époque, mes options étaient claires: si je réussissais,
et m'engagerais, et si je ne réussissais
pas, mon avenir prendrait le chemin d'une formation en éducation
physique... J'ai
été acceptée à l'Insas, mais pas dans le secteur
que je convoîtais. Jeune, volontaire et peu cultivée, le
corps enseignant m'a proposé de rejoindre le groupe Tac (théâtre)
pour ensuite bifurquer vers la section Rtv (radio et télévisison).
Cette
double approche a été déterminante et se retrouve
aujourd'hui dans la multiplicité des choix que je pose dans mes
engagements. Le théâtre est une priorité mais ne constitue
pas l'unique champ de mes activités. Et ce n'est que très
récemment que j'ai rapproché l'intérêt que
je portais au physique en devenant professeure à l'Ecole Supérieure
des Arts du Cirque. |
2003:
Excusez-moi pour la poussière
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Adapation
scénique d'Anita Van Belle et Virginie Jortay, d'après des
nouvelles de l'univers cinglant de Dorothy Parker. Au Théâtre
LE PUBLIC. |
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Rien
n'échappe à l’œil résolument non-conformiste
de Dorothy Parker. De l'ennui absolu des soirées mondaines à
la mesquinerie masquée par de douteuses bonnes manières...
tous ses personnages sont pris dans le vertige de sa cruauté et
de sa langue cinglante. Humour, cynisme et catastrophe! "Excusez-moi
pour la Poussière" est une adaptation scénique de quelques
unes de ses nouvelles. 4 personnages rongés par le vitriol qu'ils
se jettent au visage... 4 personnages pour rire d'eux et de nous-mêmes,
nous sommes tous Dorothy Parker ! Heureusement, pas tous les jours...
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2000:
Bruxelles, ville d'Afrique
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Sur une idée originale de Virginie Jortay, texte dramatique d'Antoine
Pickels et texte urbanistique d'Annick de Ville. Ce spectacle a été
joué au Théâtre de ZOO Kinshasa, à L'HIPPODROME
de Douai, au CWB de Paris, au Théâtre ROYAL de Namur et au
PALAIS de BEAUX-ARTS de Bruxelles. |
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Sous
la forme d’une visite guidée, une mise en scène ludique
des rapports tis-sés entre la Belgique et ses anciennes colonies
africaines.
Entre la topographie de la ville et l’histoire africaine de la Belgique,
un par-cours théâtral à travers une part de nous-même.
De la création de l’Etat Indépendant du Congo à
l’indépendance du Zaïre; des grands tracés urbanistiques
de Léopold II aux voyages de Stanley; de l’exploitation du
caoutchouc rouge à l’opération turquoise… tant
de correspondances croisées où rien n’est ni blanc
ni noir.
Au-delà de l’éloge aveugle et de la dénonciation
caricaturale, retrouver la véritable teneur de notre relation à
l’Afrique. |
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| Texte
de Virginie Jortay pour "Belgique toujours grande et belle",
livre de référence et d’irrévérence
publié par la revue de l'Université libre de Bruxelles,
editions complexes. Joué au Théâtre de la BALSAMINE
te au Théâtre MARNI |
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Perdu
dans le ciel, protégé dans son avion, le voyageur rentre
au pays. Qu'il a en visité des endroits et échappé
à des catastrophes, tant de situations vécues et d'images
encadreés...Des clichés accumulés, entassés
dans ses armoires, pour qui et surtout pour quand ? Le livre de sa vie
est là, prêt à être cédé. Rentrer
au pays, c'est toujours mourir un peu. Mais qui s'en soucie ? Le voyageur
se prépare à atterrir, le bilan qu'on ne lui demande pas
l'attend. Il rentre chez lui écouter Bach. Toujours en l'air, le
voyageur se plaît à l'idée d'une compagnie airbach...
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| Texte
de Virginie Jortay joué au Théâtre de la BALSAMINE |
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La
répétition est-elle une forme de changement ?
Pour tenter de saisir le monde et de créer un modèle qui
lui ressemble, l'acteur, a qui est donné la fonction de la répétition,
finit par découvrir une sorte de constante dans le désordre
qui l'entoure.
Orateurs de l'amphithéâtre, les protagonistes de l'Hombre
se débattent pour tenter de démêler les fils d'un
macramé planétaire qui les dépassent.
Et le public qui assiste à cette représentation marque par
le simple fait de sa présence son accréditation à
l'expérience tentée devant lui, et pour lui.
Acteurs ou spectateurs, le drame est commun. Comment décoller ?
Les personnages font rire par les détours qu'ils prennent pour
échapper à l'attraction terrestre et à sa force g.
La conclusion est douloureuse et la chute se calcule en kilogramme. |
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| Texte
d'Anita Van Belle, joué au Théâtre 140, avec la participation
bénévole de 25 comédiens et 25 techniciens qui ont
accepté dee travailler pendant 15 jours pour cette représentation
unique... |
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Belgicae,
ses sources de chocolat, son Palais Royal... une fanfare, des majorettes,
un bal... le Formateur du Gouvernement, le Champion Cycliste National...
les Chocolatiers, la Reine... deux gorilles... trois pelleteuses...
Et pourquoi pas un dragueur de mines, nous direz-vous ?
Parfaitement. Le 21 juillet 1993, révolution à 20h30.
Tenue nationale exigée. Dans la chaleur de l'été,
révolution au théâtre. Une pièce se crée
par la volonté de ses participants, avec l'imagination comme
seul outil de production. Peut-être miroir d'un disfonctionnement
dans le système établi par une politique culturelle pour
le moins étrange. Une pièce pour rire jaune, pour rire
rouge, pour rire noir. Tout le monde s'y met. Alors champagne!
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1991:
Que la foudre s'abatte sur le parjure
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Don
Juan de Mozart revisité dans un amphithéâtre... Sur
une idée originale de Virginie Jortay et d'un texte écrit
par Lorent Wanson, joué au Théâtre de la BALSAMINE. |
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1987:
Chose, pièces pour objets
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De
Charlie Degotte et Virginie Jortay, une machinerie théâtrale
au service du Fragment d'un discours amoureux. Roland Barthes interprété
par des robinets et des régisseurs. Joué au Théâtre
de la BALSAMINE. |
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1983:
Dialogues avec l'ange
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| Sur
une idée originale de Marilys Missotten, le spectacle a été
joué pour 2 séries de représenations au STALKER dans
une mise en scène collective de Marilys Missotten, Philippe Marannes
et Virginie Jortay en 1983 et 1984 |

Recueillis par Gitta Mallasz
AUBIER ISBN : 2-7007-2833-5 |
En 1943, alors que la Hongrie n'est encore qu'au bord de la guerre, quatre
jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - décident d'installer
leur atelier de décoration dans un petit village, pour y vivre
une vie plus attentive à l'essentiel. Si une même faim spirituelle
les rapproche, aucun d'entre eux, pourtant, n'a jamais pratiqué
sa religion.
Le jour où ils entreprennent de faire le point par écrit
sur leurs problèmes personnels, Gitta se dérobe, se réfugie
derrière des banalités. Hanna tout d'abord s'en irrite,
puis a juste le temps de prévenir son amie - "Attention, ce
n'est plus moi qui parle !" - avant de prononcer, en toute conscience,
des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir.
Pendant dix-sept mois, des forces de Lumière - que les quatre amis
appelleront "Anges" ou "Maîtres intérieurs"
- s'exprimeront par la bouche d'Hanna. Dix-sept mois qui deviendront de
plus en plus dramatiques : juifs tous trois, Joseph, Lili et Hanna partiront
pour les camps de la mort. Seize ans plus tard, Gitta, la seule survivante,
pourra enfin emporter en France les petits cahiers où avait été
consigné mot par mot, lors de chaque rencontre, ce véritable
"reportage sur une expérience spirituelle".
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